Comme la majorité des magies qui se sont développées à cette époque, la magie nordique est étroitement liée
à la religion du peuple Viking. En d’autres termes, tout comme la magie grecque et la magie égyptienne, la
magie nordique passe par les Dieux.
Comme pour les deux magies précédemment citées, chaque Dieu possède un domaine d’action qui lui est propre.
Toutefois, on trouve en magie nordique deux originalités : Tout d’abord, on ne s’adresse aux Dieux que par
l’intermédiaire d’un langage unique : celui des Runes : On doit transcrire la demande par le biais des Runes.
Ensuite, et là est la seconde originalité, les Dieux, en plus d’intervenir dans les évènements, font aussi office
d’oracles, toujours, bien sur, par le biais du jeu de Runes.
Contrairement aux autres « magies divines » où les offrandes et les autels se doivent d’être somptueux et très
respectueux d’un ordre bien établi, la magie nordique se passe de fioritures et d’excès de zèle. Un jeu de Runes
consacré, deux bougies et un amour profond des Terres auxquelles on fait appel sont les conditions nécessaires et
suffisantes pour pratiquer cette magie et en retirer le meilleur. Encore faut-il, bien sûr, réunir ces trois éléments.
Le langage des Runes doit être connu parfaitement du praticien, car c’est par elle qu’on posera une question, qu’on
demandera un service, et qu’on se verra offrir les réponses attendues. On doit aussi tenir compte de la fréquence
de tirage. Il faut d’abstenir de déranger les Dieux endormis depuis si longtemps trop souvent et pour des questions
futiles n’ayant pas de rapport direct avec ce pourquoi vous avez été faits. Cette observation est valable pour tous
les oracles que vous avez à votre disposition. La magie n’est pas chose futile et légère.
Il n’est pas conseillé non plus d’utiliser ce jeu de Runes spécialement consacré pour la vie quotidienne et les tirages
au jour le jour. Il est plus prudent et plus respectueux de conserver ce jeu en vue des tirages cérémoniaux.
Il est conseillé également de faire soi même son jeu de Runes, à l’aide d’une encre qu’on aura agrémenter de son sang
et de poudre d’angélique. L’idéal, dans l’absolu, est d’aller chercher les pierres sur les terres d’Odin, en Norvège
du Nord. A défaut, des galets de bord de mer feront l’affaire.
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